Vais-je partir au Kenya?
juillet 20th, 2007
Bonjour, ce blogue était là, en particulier, pour pouvoir écrire sur mon stage au Kenya et partager les photos prises. C’était un stage à l’UNEP, quelque chose que j’aurais vraiment voulu faire. La plupart d’entre vous sont au courant de toute manière, depuis le temps que j’en parle.
Mauvaise nouvelle. Il y a des chances que je n’y aille pas.
Le problème revient presque entièrement à l’administration de Concordia.
Je vous raconte l’histoire. Le genre de truc qui n’arrive qu’une fois dans une vie, j’espère.
Tout commence vers la fin juin, je passe mon entrevue avec les gens de l’ONU. Je ne m’attendais même plus à un appel, mais je passe l’entrevue et je suis pris ! Grand nouvelle, je fonce à l’université le lendemain pour aller remplir le formulaire de demande de lettre, en précisant qu’il me faut une lettre expliquant ma date prévu de fin de Bac.
Le délai est de 10 jours ouvrables. La demande est gratuite.
4 jours ouvrables plus tard, une dame m’appel et me dit que pour ce genre de lettre, je dois voir ça avec le département de science politique directement. Elle me donne le e-mail de madame Julian Schofield afin de voir ça avec elle. Intérieurement, je remercie chaleureusement la petite dame du bureau du registrar qui m’a mal renseigné.
J’envoie donc un e-mail pour expliquer la situation et le type de lettre dont j’ai besoin. Réponse le lendemain comme quoi il lui faut plus d’informations. Je répond donc en donnant toutes les infos sur mon parcours. Réponse le lendemain comme quoi elle doit voir avec le Registrar. Je répond que je ne sais pas qui m’a appelé, et que je vais aller me renseigner. Je pars pour le campus, et essaye de savoir avec qui j’ai parlé. On me dit que celui qui s’occupe des lettres c’est James. Je référence donc Julian à James. Et j’attend une réponse. Réponse que j’obtiens en réenvoyant un e-mail au bout de deux jours. Julian me dit que ce n’est pas à elle de faire cette lettre et qu’il faut que je vois avec James. James m’explique qu’il ne peux pas me faire une lettre avec une date prévue car tout dépend de trop de chose et qu’ils ne font pas ces lettres là. Par contre, il pourrait me faire une lettre pour dire combien de crédits il reste à faire. “Ça revient au même, me dis-je, allons-y M. Saunders.”
Je pars donc le lendemain (on est déjà le 6 juillet) pour aller remplir mon formulaire (10$) pour avoir ma lettre. À ma surprise, le M. au bureau du registrar m’explique qu’il ne peux pas me faire complèter le formulaire car JE NE SUIS PAS INSCRIT.
Ah bon ? Mais Monsieur, pourquoi ai-je reçu une lettre comme quoi j’étais inscrit ? (précision, je viens de changer de programme d’étude). Je ne sais pas, allez voir au département de Sciences politique. Mais c’est fermé le vendredi le département. Le lundi aussi. Donc mardi, je demande à voir Madame Schofield, elle n’est pas là. Peut-être en vacances me répond une secrétaire. Mais on arrive à me donner un moment avec une autre conseillère académique. Pas très intéressée, cette dernière m’explique que je n’ai pas validé mon changement de programme et que je dois remplir un formulaire afin de valider cela. Formulaire que je remplis donc, et que je porte à sa secrétaire.
- Madame, je dois cocher quelle case en bas du formulaire ? - C’est pour quoi Monsieur ?
J’explique mon cas.
- Mais c’est inutile ce formulaire Monsieur - Mais votre patronne c’est ce qu’elle m’a donné ? - Vous n’en n’avez pas besoin, il vous suffit de payer le 50$ qui confirme le fait que vous serez là l’année prochaine, et de faire votre choix de cours. Moi je vais simplement vous autoriser à faire votre choix de cours dans le système, comme ça vous n’aurez pas à attendre la prochaine rencontre de programme. - Eh bien merci beaucoup madame… Vous êtes la première qui ne se limite pas à oui et non et qui me donne une information précise et exacte. - Mais de rien !
Et me voilà parti pour le local de l’Organe afin de payer ce frais caché de 50$ par internet et faire mon choix de cours.
Problème de carte de crédit (Ça c’est la partie MA FAUTE) Résolu le 11 au soir.
Je vais remplir mon formulaire le 12. (10$) 5 jours ouvrables de délais. Jeudi suivant, le 19, hier. Je vais chercher ma lettre, de l’espoir au coeur que cette fois-ci, c’est la bonne.
Eh bien non, hier, la lettre qu’on m’a donné c’est tout à fait autre chose, pas du tout ce que j’ai demandé… L’exact inverse de ce que j’ai demandé en fait.
J’ai laché un cri dans le Registrar, et suis parti me cogné la tête contre un mur histoire de vérifier que je ne rêvais pas. Le mur m’assure que non, je ne rêve pas et que si je pouvais arrêter ce serais sympa. Je monte dans les bureaux de l’administration pour rencontrer James qui m’avait dit qu’il me ferait la lettre demandé et qui a signé une lettre sans aucun rapport. Il n’est pas là. J’ai envoyé un e-mail. Expliquant que mon stage risque d’être compromis (Je n’ai d’ailleurs pas de nouvelles de l’UNEP depuis lundi, date à laquelle j’ai envoyé un e-mail pour dire que j’avais des problèmes avec l’administration).
La suite, plus tard, un jour peut-être… J’ai des envies terroristes en ce moment
Pour le contexte, il faut comprendre que les employés du Registrar sont en moyens de pressions contre la direction, et je les soupçonnes de se prêter au jeu de la politique du muet. On ne dit rien qui puisse aider, on fait le strict minimum. Et les cadres ne peuvent pas aider, triste exemple que cette conseillère académique dont la secrétaire connaît mieux le système qu’elle et offre deux minutes de sont temps pour aider.
Bref, si j’ai rien lundi. Je laisse tomber. J’en ai ras-le-bol. Et je met des affiches “CONCORDIA SUCKS” partout autour de l’université. Et je promet solennellement que je perturbe les prochaines portes ouvertes de Concordia. J’écris aussi un article dans un journal de Concordia. Le mien au pire. Et si j’entend le directeur parler de dégel des frais de scolarité, je lui fais bouffer le papier sur lequel il a écris son discours.
J’annonce donc que je cherche des contrats pour le mois d’Août / Septembre etc… Je vais en profiter pour réfléchir à la mise sur pied de mon agence avec Christine et Albert. On verra Lundi. si les nouvelles sont bonnes.
Je suis dégouté. Pas dégouté comme le bonhomme-pas-de-chance. Dégouté comme le mec qui va un jour à l’hopital parce qu’il a mal à la jambe et à qui ont dit d’aller en radiologie sans connaître ses symptômes, ce qui l’oblige à parcourir 10 fois au lieu d’une les corridors de l’hosto.
Dégouté parce que si il n’y avait pas eu ce stage, j’aurais pu aller à Oaxaca couvrir l’insurection civile comme photographe. Dégouté parce que là bas, ça doit pas être la joie pour eux de me voir mettre autant de temps…
D.É.G.O.U.T.É




ok… test
Commentaire par edouard — juillet 30, 2007 @ 3:25