J’ai la grippe et des choses à raconter
août 28th, 2007
Elle se balladait dans le bureau et je l’ai attrapé par la main. Elle m’a donné de la fièvre, des courbatures et un nez en patate. Merci la grippe.
Sinon voici quelques impressions que je réservais pour plus tard, ne voulant pas me fier à mes premières impressions.
Nairobi:
C’est une ville qui ne ressemble pas aux villes africaines que l’on croit connaître à travers les livres. Les maisons sont peintes de couleurs vives, mais l’effort est vain. Les murs sont ocre d’une poussière grasse de terre et de pot d’échapement, sur le premier mêtre. Ils deviennent ensuite gris foncés de pollution. Je croyais que les pigeons était une espèce urbaine internationnale… Eh bien… Non! Ici, ce sont surtout des vautours et de jolies oiseaux bleu, orange et vert turquoise que l’on rencontre un peu partout dans Nairobi. Les publicités sont peintes à la main sur les murs et sur les magasins. Souvent, les gens paient pour mettre de la publicité sur leur véhicule ou sur leur devanture de magasin… Avoir de la publicité est un signe de richesse pour beaucoup. C’est ainsi que l’on verra des Matatu (transports en commun) arborer fièrement toutes les marques d’équipement de sports motorisés (NoS, Ferrari, momo…) et des magasins de vêtements décorés du logo d’une marque de luxe (Calvin Klein, Hugo Boss…) alors qu’ils ne vendent que des vêtements d’occasion, que je soupçonne provenir directement d’un détournement des stocks de vêtements usagés que les occidentaux envoies aux pays du tiers-monde…
Il n’y a pas de service de ramassage des ordures, sauf dans les quartiers riches.. Aussi, il n’est pas rare de se ballader et voir une femme brûler ses vidanges sur le pas de sa porte.
Les gens ont le sourire. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi 44% de la population canadienne se drogue aux anti-dépresseurs alors que c’est une population riche et confortable. La plupart des keyans/kenyanes rêvent de sortir avec une blanche/ un blanc et que ce/cette dernier/ère les emmènent ensuite au Canada. Une amie de William aimerait que je lui fasse un enfant blanc. La cousine de William veut se marier avec moi. Le blanc est bourré de fric. Le blanc est la porte d’entrée à tous les rêves… Se ballader avec un blanc dans le Nairobi pauvre est un signe de distinction social plus fort que n’importe quelle voiture de marque. Et ça m’énerve. C’est de la discrimination positive et j’aime pas ça, car ça reste de la discrimination. Bien sûr, on pourra dire que c’est déjà mieux que le genre de racisme qui prévaut dans nos pays. N’empêche. Ces temps-ci, j’aimerais bien être noir, histoire de vivre comme tout ceux qui m’entoure sans susciter la jalousie, la convoitise ou les faux espoirs.
La campagne:
C’est un lieu superbe où les buissons sur le bord de la route sont rouges vifs de la terre rouge projetés par les voitures. Tout pousse partout. La nature est généreuse, si bien qu’en marchant les yeux fermés, il suffira de tendre le bras vers le haut pour tomber sur un fruit à manger. Il n’y a pas une saison sans fruit. La nature est aussi généreuse pour d’autres choses que la nature, c’est ainsi qu’en perçant des petits trous dans l’écorce des Ufobia, on en extrait très facilement un colle extra-forte dont on se servira pour toute sorte d’application. Avec un autre arbre, on ouvrira une feuille et on en sortira une sorte de sève semi-sèche sur laquelle on appliquera la colle d’Ufobia… Et ça fait une rustine pour les crevaisons!
Les gens vivent plus pauvre, financièrement parlant, en campagne. D’un autre coté, ils n’ont pas besoin de beaucoup d’argent pour vivre puisque la nature fournit plus qu’en abondance à celui qui tend le bras. Ce peu d’argent mène à une baisse des prix particulièrement impressionante… Pour l’alcool par exemple. C’est ainsi qu’en prenant la voiture à 10:00 du soir sur les petites routes de campagne, la voie sera souvent barré par un homme dormant en plein milieu de la route parce qu’il a trop bu. Et ne roulons pas trop vite… Les gens titubent sur le bord de la route, et il n’est pas rare qu’ils tombent tout simplement par terre… Manquant de se faire frapper par la voiture. Un des moments les plus drôle qui me soit arrivé depuis que je suis ici.
Les babouins vivent un peu partout, et les villageois les détestent… En effet, ils saccagent les cultures et font beaucoup de bruit pendant la saison des amours. Moi, j’attend d’en voir, mais ce ne sera pas pour très longtemps, car les enfants lui lancerons des pierres afin de le faire déguerpir.
La suite.. Plus tard.




WOUAHHHHOOOOOO!
bon le nez en patate c’est pas drôle…. ok tu t’es fait agripper ! pas trop grave j’espère? C’est quoi les remédes naturelles? il doit y avoir de trucs de marabout bien plus sains que la chimie occidentale?… courage fils… quand au kenyan qui titubent le long de la route moi j’en connais qui titubent dans les parcs de montréal….
je t’embrasse….
Commentaire par didier — août 28, 2007 @ 9:42
j’adore !
merci !
Désolée pour la patate et les courbatures…
Continue !
Commentaire par zazougabouzoo — août 29, 2007 @ 4:36
PLUS CLAIR SERA TON HORIZZZZZZON… PLEIN GAZ ON GOOD WAY… BISOUS FREDO
Commentaire par fredo — août 30, 2007 @ 3:47